Le « Body Positive » c’est quoi ?

Le mouvement « Body Positive » est né en 1996, il tient son nom d’une association appelé « The Body Positive » crée par deux américaines Connie Sobczak et Elizabeth Scott, à la suite du décès de la sœur de Connie, qui souffrait de troubles alimentaires. Il est ensuite popularisé dans les années 2010 sur les réseaux sociaux, avec plus de 17 millions de publications sur cet hashtag.

Le mouvement a pour but d’aider les femmes, mais aussi les hommes, à s’accepter tels qu’ils sont, et à apprendre à s’aimer sans se focaliser sur les codes de la société actuelle. Le principe est simple, il ne faut pas comparer son physique à celui de quelque d’autre. Beaucoup de célébrités et influences soutiennent ce mouvement et des livres ont été écris à ce sujet comme « Fière d’être moi-même » de Gaëlle Prudencio ou encore « La vie en gros : Regard sur la société et le poids » de Mickaël Bergeron. Mais notre société actuelle, a rendu notre apparence physique influençable dans le monde du travail.

L’apparence physique au travail

Entre grossophobie et racisme, l’apparence physique, au travail, est classée deuxième et fait partie des 25 critères de discrimination, interdits par la loi. On peut y retrouver ; l’âge, le sexe, l’origine ou encore le handicap. Le « physique de l’emploi » s’appuie sur les « normes » de la société. Une étude fondée par des sociologues américains, a révélé que les salariés considérés comme plus « beaux » vont toucher 20 % de salaire en plus que les autres. Mais aussi, que les femmes blondes touchent 7 % de plus que les brunes, mais aussi que le maquillage influencerait aussi le salaire. Cela peut se traduire comme, « une prime de beauté » et « une pénalité laideur ». En 2009, au Japon, une ancienne salariée travaillant chez Prada, Rina Bovrisse, a été licenciée en raison de sa laideur.

7 chiffres sur l’apparence physique et la discrimination

  1. 1 salarié sur 2 estimes avoir été victime de discrimination au travail
  2. L’apparence physique représente 43% des critères de discriminations
  3. Les 18-24 ans sont les plus touchés, à l’inversé des +50 ans
  4. 45% des salariés en situation d’obésité sont discriminées au travail
  5. La France est classé 12ème sur l’ampleur du mouvement « body positive »
  6. La discrimination peut aller jusqu’à 3 ans de prison et 45 000€ d’amende.
  7. 39 28 est le numéro anti-discrimination